Retour sur le Sommet international des think tanks économiques

Retour sur le sommet

17 juin – soirée d’ouverture

texte secondaire à remplir

A l’occasion de la soirée d’ouverture du Sommet international des think tanks économiques, l’Institut de l’entreprise a réuni deux personnalités de premier plan : Mario Monti, ancien président du Conseil italien et Paul Krugman, prix Nobel d’économie, pour un débat inédit sur le thème « Renouer avec la croissance : quel rôle pour les États et les entreprises ? ».

Le débat était animé par Natalie Nougayrède, directrice du Monde.

Ce débat exceptionnel a été ouvert par Pierre Moscovici, Ministre de l’Économie et des Finances, qui a déclaré, au sujet de l’entreprise :

« Au cœur des réformes de structure, il y a un acteur incontournable qui est l’entreprise. L’entreprise conçue comme une entité globale, comme projet commun, dirigeants et salariés confondus.»

 

18 juin – journée de débats

Ouverture du Sommet – « L’entreprise qui transforme le monde – Relever les défis du 21e siècle ».

Xavier Huillard, Président de l’Institut de l’entreprise et PDG de Vinci : « Face à la mondialisation et aux défis qui déstabilisent le modèle économique et social de la France, l’esprit d’entreprise constitue un puissant levier de réinvention, au service de l’intérêt général. »

Frédéric Monlouis-Félicité, Délégué général de l’Institut de l’entreprise : « La collaboration entre les acteurs publics et privés n’est pas une option, c’est une nécessité. C’est même la seule voie pour sortir de la situation dans laquelle nous nous trouvons et construire un avenir commun. »

 

Esko Aho, ancien Premier ministre de la Finlande : « En Europe, nous pensons souvent que si l’on permet au privé de proposer des services, le pouvoir de l’État diminuera et les inégalités augmenteront. Ce raisonnement est faux. A l’ère digitale à laquelle nous vivons, l’État et le secteur privé peuvent se développer dans un même temps. »

 

Natalie Nougayrède, Directrice du Monde : « Le capitalisme semble en phase de profonde réflexion. Du fait de la crise, un débat s’est rouvert entre gouvernants d’un côté et secteur privé de l’autre. »

 

Regard croisé

texte secondaire à remplir

Charles H. Ferguson, Cinéaste (Inside Job) : « Au cours des 25 dernières années, l’économie a été pervertie par les intérêts des grands groupes financiers [...] qui ont également une volonté de contrôle sur le gouvernement américain et les partis politiques. »

Jean Marc Daniel, économiste, Institut de l’entreprise: « On fait porter à la finance beaucoup de responsabilités [...]. La finance est un des éléments révélateurs de la crise, mais cette dernière est plus profonde, c’est une crise de production. »

 

Introduction de la table ronde

Alain Pons, Président de la Direction générale, Deloitte France : « L’économie de marché marche d’autant mieux que la régulation fonctionne [...] La régulation ne peut plus être nationale. Aujourd’hui nous devons avoir des régulations à l’échelle mondiale. »

Première table ronde

« Réinventer l’économie de marché »

texte secondaire à remplir

Denis Kessler, Président-directeur général, Scor : « Nous devons faire face à la première crise globale de l’Histoire. [...] On a mis les pays en compétition les uns par rapport aux autres [...] Nous avons une crise globale avec un déficit extraordinaire de la capacité des organismes mondiaux à faire une régulation adaptée à cette crise. »

 

Vineet Nayar, Président-directeur général, HCL Technologies : « D’un point de vu extérieur, il apparaît que l’Europe souffre d’une crise de leadership. L’Europe semble obsédée par la recherche de solutions alors qu’elle devrait choisir une voie et agir. [...] Il faut en Europe une meilleure convergence, plus de participation des entreprises et institutions avec les citoyens. »

 

Gérard Collomb, Sénateur-Maire de Lyon : « Je suis pour une coopération public – privé. Lorsque je regarde, par exemple, les Etats-Unis, je m’aperçois que la révolution des technologies de l’information et de la communication est largement née des commandes à la défense et donc de l’argent public, investi à un moment donné, qui a stimulé la création. »

Deuxième table ronde

« Création de valeur(s) : l’entreprise au-delà du profit ? »

  • Le profit est-il une fin ou un moyen pour l’entreprise ?
  • L’entreprise a-t-elle un rôle à jouer pour l’intérêt général ?

Antoine Frérot, Président-directeur général de Veolia Environnement : « Sans profit durable, pas d’entreprise durable. […] Le profit est nécessaire, mais pas suffisant. […] toutes les parties prenantes doivent trouver leur intérêt, proportionné à ce qu’elles apportent à l’entreprise. »

 

Hans Reitz, Directeur général, The Grameen Creative Lab : « Je crois que le profit est un moyen, pas une finalité. [...] Muhammad Yunus a créé plus de 50 entreprises dans sa vie, c’est un formidable entrepreneur. Il pose sans cesse la question : comment puis-je me rendre utile pour les autres ? »

 

Dominic Barton, Directeur général, McKinsey & Company : « Adam Smith affirmait déjà qu’il est du devoir de l’entrepreneur de s’occuper de la société dans laquelle il évolue. [...] Depuis 30 ans le capitalisme est devenu plus court-termiste, on raisonne trimestre par trimestre. [...] Le capitalisme doit changer, il est devenu trop étroit, « le business du business n’est plus seulement de faire du business » »

 

Bruno Le Maire, Député, ancien Ministre : « Il faut arriver à faire en sorte qu’Etats et grandes entreprises travaillent ensemble, dépasser la logique du profit et aller vers une régulation qui est dans l’intérêt de tous : les citoyens, l’État et les entreprises privées elles-mêmes. »

 

Dr. Mo Ibrahim, Président, Fondation Mo Ibrahim : « Nous pouvons aujourd’hui espérer une régulation qui mènerait à un ordre nouveau. L’avènement de la société civile et la vague de transparence sont les deux évolutions majeures actuelles. [...] En Afrique, la corruption est un problème plus important pour les entreprises que pour l’État lui-même. »

Troisième table ronde

« L’entreprise se métamorphose »

texte secondaire à remplir

  • Quels sont les modèles économiques, les services et les produits qui contribueront à dessiner de nouveaux champs de croissance et d’emplois ?
  • Comment réinventer la relation public-privé pour répondre aux nouveaux défis globaux ?

Philippe Aghion, Economiste, Professeur, Harvard University : « L‘État doit désormais gérer la croissance par l’offre, et plus par la demande, donc par l’innovation. [...] On manque en France d’incubateurs et d’accès au financement de l’innovation. [...] Il faut passer de l’État providence à l’État stratège. »

Phillip Blond, Directeur du think tank ResPublica (UK) : « La démocratie représentative a détruit la démocratie participative. Plutôt que standardiser et centraliser ses actions, l’État doit devenir plus local, plus près des gens, plus adaptable. »

Stéphane Distinguin, Président de Cap Digital, fondateur et Président-directeur général, FaberNovel : « Nous n’avons pas assez de grands leaders en France. Il faut remobiliser les grands acteurs pour créer de nouveaux Google et Facebook et cela doit se faire dans un écosystème favorable, comme en Californie, avec des incubateurs. »

 

Quatrième table ronde

« Des modèles qui changent le monde »

  • Quels sont les modèles économiques, les services et les produits qui contribueront à dessiner de nouveaux champs de croissance et d’emplois ?
  • Comment réinventer la relation public-privé pour répondre aux nouveaux défis globaux ?

Philippe Aghion, Economiste, Professeur, Harvard University : « L‘État doit désormais gérer la croissance par l’offre, et plus par la demande, donc par l’innovation. [...] On manque en France d’incubateurs et d’accès au financement de l’innovation. [...] Il faut passer de l’État providence à l’État stratège. »

Phillip Blond, Directeur du think tank ResPublica (UK) : « La démocratie représentative a détruit la démocratie participative. Plutôt que standardiser et centraliser ses actions, l’État doit devenir plus local, plus près des gens, plus adaptable. »

Stéphane Distinguin, Président de Cap Digital, fondateur et Président-directeur général, FaberNovel : « Nous n’avons pas assez de grands leaders en France. Il faut remobiliser les grands acteurs pour créer de nouveaux Google et Facebook et cela doit se faire dans un écosystème favorable, comme en Californie, avec des incubateurs. »


Pierre Mongin
, Président-directeur général, RATP : « La responsabilité sociale des entreprises publiques est considérable. Elles ont un rôle à jouer dans l’élaboration de solutions face à la crise. »

Thierry de Montbrial, Directeur général, IFRI (Institut français des relations internationales) : « Le libéralisme n’est plus synonyme de pur individualisme, il faut trouver un nouvel équilibre entre le monde et la nation. »

Discours de pré-clôture – Xavier Huillard, Président de l’Institut de l’entreprise

texte secondaire à remplir

« L’entreprise détient une part non négligeable de solutions aux défis globaux : innover, nourrir, éduquer, soigner, faire face au vieillissement de la population, donner une perspective d’avenir aux jeunes, créer des emplois, générer une croissance soutenable pour les générations futures.

Cela ne signifie pas que l’entreprise ait vocation à prendre en charge l’ensemble de ces missions, ni qu’elle en ait la pleine légitimité au point de remplacer l’État bien sûr. Mais il y aurait un intérêt à ce que tous les acteurs travaillent ensemble. [...]

Si l’entreprise innove et se transforme, c’est parce qu’elle expérimente en permanence, et il devient urgent d’adopter dans notre pays une culture d’expérimentation, au contraire des habitudes de centralisation et de contrôle pyramidal. Faire confiance aux acteurs de terrain, aux entreprises, mais aussi aux citoyens, associations et collectivités locales, pour trouver les solutions les plus adaptées à leurs problèmes, devrait devenir la norme, pas l’exception ! [...]

Nous le savons, l’esprit d’entreprise n’est pas seulement une méthode dont il est bon de s’inspirer, c’est aussi une attitude, une approche, une vision du monde et de l’action. L’esprit d’entreprise peut renouveler le politique et le social en redonnant du sens à notre action collective. [...]

J’espère que ces échanges vous auront été tout aussi profitables, et qu’il ne s’agit là que d’un début, celui d’une complète réévaluation des liens entre l’entreprise, l’État, la sphère publique et la société. Le monde ne se transforme pas par décret, mais par la volonté et par la mobilisation de l’intelligence de tous les acteurs. »

 

Discours de clôture – Claude Bartolone, Président de l’assemblée nationale

texte secondaire à remplir

« La France doit retrouver l’esprit d’entreprendre et le goût du risque, ou au moins, les renforcer. Je veux, à la place qui est la mienne aujourd’hui, être du côté de la création. Je veux toujours être du côté de l’innovation. Je serai toujours du côté du risque. [...]
Nous avons à fonder main dans la main, État, entreprises, salariés, une France qui pèse dans une Europe qui compte. Ne serait-ce que pour cela nous avons besoin de toutes les énergies. »